Nous sommes un groupe de personnes, de particulier·e·s, d’associations (ELB-LURZAINDIA / le CADE / Nahi dugun Herria) qui tentons d’éviter un désastre écologique. Nous souhaitons faire part des nouvelles sur l’affaire de l’urbanisation du plateau de Marienia. Depuis l’été 2021 Bouygues IMMOBILIER a signé un compromis de vente sur 3,77 ha à 3 073 000 euros. Une demande de permis de construire pour une centaine de logements (49 en collectif et 45 en villas) a également été déposée.  

Ce permis de construire a fait l’objet de deux recours gracieux par le CADE et NAHI DUGUN HERRIA auprès de la commune. Les deux associations ont reçu des courriers de « sommations interpellatives » que l’on peut qualifier de manœuvre d’intimidation.  

Les arguments invoqués par Nahi Dugun Herria dans son recours gracieux relèvent notamment une infraction au règlement (dépassement de la longueur autorisée des bâtiments). Pour la corriger et se mettre en règle, la municipalité de Cambo devra probablement demander une modification de son PLU afin d’adapter le règlement au projet de BOUYGUES. De ce fait la commune doit demander à la communauté d’agglomération du Pays Basque de lancer la procédure de modification du PLU.  

Gure kolektiboak :

  • Euskal Hirigune Elkargoko hautetsieri THParen kontrako errekurtsoak bururaino eremanak izan aintzin ez dezaten aldaketa onar galdegiten diegu (exekutiboko hautetsieri azalpen gutun bat banatuko diegu)
  • auzitegi administratiboan pausatua izanen den eraikitze baimenaren kontrako errekurtsoa prestatzen du.

  L’agriculture en zone périurbaine est mise à mal. Nous pensons qu’il faut la soutenir et stopper l’artificialisation. Le besoin en logements, notamment sociaux, est évident mais au regard du nombre de logements vacants, ou résidences secondaires, ou encore de dents creuses en zone urbanisée, n’y a-t-il pas d’autres solutions ? Celles-ci demandent un engagement politique et citoyen plus important.

MARIENIAKO INGURUETAKO LURREN BABESTEAREN ARRAZOINAK:

  • Les terres de Marienia sont d’une haute valeur agricole et une fois artificialisées, seront perdues à tout jamais et ne seront plus nourricières. Pourtant l’agriculture est pourvoyeuse de nombreux emplois, si on additionne ceux de la production, de la transformation et de la commercialisation. Elle est source d’attractivité pour le territoire en préservant les paysages.
  • Les terres de Marienia se situent à l’entrée de la ville de Cambo, et l’artificialisation aurait un impact négatif en terme paysager. Il suffit de se rendre sur place pour apprécier le panorama exceptionnel sur les montagnes basques qui donne à cette entrée ou sortie de ville un cachet exceptionnel.
  • L’artificialisation de 13 hectares sur Cambo aurait des conséquences sur le plan environnemental : l’imperméabilisation des sols favorise le ruissellement au détriment de l’infiltration ; l’érosion des sols augmente les risques d’inondations (les exemples ne manquent pas !), de déséquilibre de l’écosystème, de pollution des nappes phréatiques, de destruction des zones humides, etc. La nécessité de l’arrêt de l’artificialisation des terres vis à vis de la ressource et la transition écologique est largement argumentée aujourd’hui jusqu’au plus haut niveau.
  • Cette urbanisation irait à l’encontre de la lutte contre le réchauffement climatique que pourtant tout le monde veut combattre.
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