Préservons la terre nourricière !

Lurzaindia se réjouit de la décision du gouvernement qui abandonne le projet d'aéroport de Notre dame des Landes. Ainsi, près de 1600 ha de terres agricoles vont garder leur fonction normale nourricière pour les animaux et les hommes qui y vivent.

C'est avec le même esprit que Lurzaindia que se sont battus les zadistes, à savoir « contre un projet inutile qui maltraite la terre ».

Au Pays Basque, en cette période où les terres agricoles fondent comme le sel dans l'eau la lutte de NDDL nous montre à quel point le rassemblement de forces vives peut conduire à des victoires. Un bel exemple qu'ils nous laissent...

 

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Communiqué de presse :

Le PLU de Cambo sera soumis au vote de la session des conseillers communautaires de ce jour. Encore une fois, des hectares de foncier agricole vont perdre définitivement leur vocation nourricière : 11 ha de terres agricoles de haute valeur agronomique actuellement exploitées vont devenir urbanisables tandis qu'aucune nouvelle terre n'est offerte à l'activité agricole. Le solde favorable au passage en zone Agricole ou Naturelle est un artifice venant du fait que les parcelles ainsi classées sont soit une addition de petites parcelles qui ne permettent pas d'activité agricole, soit des terrains attenants à du bâti, soit des zones agricoles qui n'ont jamais perdu leur vocation agricole et dont on régularise le classement.
Le constat est toujours le même : ON NE GAGNE JAMAIS DE SURFACE AGRICOLE DANS UN PLU !!

Une partie de ce foncier agricole se trouve à l'entrée de Cambo avant le centre de soin MARIENA, un site remarquable, d'un intérêt agricole mais aussi paysager. Le rendre constructible changera profondément la physionomie de la commune.
L'argument de la création de zone artisanale ne manquera pas d'être avancé pour justifier la pertinence du projet. Les élus ne sont ils pas sensés dépasser le strict périmètre de la commune dans leur réflexion/planification sur les zones d'activité (dont de nombreuses ne sont pas remplies) ? N'y aurait-il pas de zones moins impactantes sur le plan paysager ?
Et pourquoi oublie t-on toujours que l'activité agricole est une activité économique elle aussi, qui a besoin de surfaces pour perdurer, et qui est une importante valeur ajoutée pour le territoire ? L'agriculture périurbaine durement mise à mal a besoin d'être soutenue et pas davantage fragilisée !


Par ailleurs, s'agissant des éventuels besoins en logements, rappelons qu'à Cambo, aux côtés des 2747 résidences principales, il y a 1009 logements secondaires, occasionnels ou vacants, soit 27 % du parc immobilier !!


Les élus déclarent régulièrement être sensibles à la préservation de la terre agricole, vouloir des zones de production alimentaires au plus près des villes pour alimenter la consommation de proximité et de qualité, etc. Quand joindra-t-on enfin les actes au discours ? Quand aura-t-on une vision à long terme de ce qui est bon globalement pour le territoire ?


Nous demandons aux élus de ne votez pas le projet de Cambo en l'état, les conséquences à long terme sont trop importantes!
Un moratoire sur les PLU s'impose, le temps d'une réflexion globale sur la place et la défense du foncier agricole.

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Résultat du vote : 108 élus pour, 48 contre et 40 abstentions. C'est la première fois qu'une délibération n'est pas adoptée à la quasi unanimité,et qu'un nombre d'élus non négligeable ne l'ont pas validée ! Plusieurs élus ont d'ailleurs exprimé leur inquiétude vis à vis du devenir du foncier agricole, et le rôle que l'AGGLO PB peut jouer dans la mesure où elle a pris la compétence agricole.

 

Lurzaindia achète la ferme Eskanda sur 26 ha de terres avec chèvrerie et saloir au sein de la commune de Roquiague (Soule) pour un montant de 71 200 €.
Cet achat permettra le maintien de l’activité d’Anne, locataire depuis 2006, dont le travail est en danger suite à la mise en vente de la ferme par son propriétaire.

 

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"Grâce à vous, mon activité mais aussi la vocation agricole de la ferme perdureront."

 

ANNE LAVIS

Wallonne arrivée en 2002 au Pays basque, Anne a suivi la formation BTS ACSE à Etcharry, qu’elle a terminé en 2004. Passionnée par le milieu agricole dans lequel elle a grandi, elle a toujours voulu s’installer et l’a réalisé sur Roquiague où elle est locataire de la ferme Eskanda (lieu autrefois de rassemblement d’objecteurs de conscience) depuis le 1er janvier 2006.


Anne s’occupe de 50 chèvres et transforme en moyenne 13 000L de lait par an (répartition : 30% en tome et 70% en lactique). Toute sa production - issue de l’agriculture biologique, au label Idoki - s’écoule entre la vente directe, le marché hebdomadaire de Mauléon, le magasin Biocoop de Parme à Biarritz et le restaurant de l’Hôpital st Blaise.


En activité depuis 10 ans, elle apprend durement que le propriétaire de sa ferme la met en vente. Anne qui connait le GFAM Lurra depuis longtemps, s’est alors tournée vers Lurzaindia car elle seule n’avait pas les fonds nécessaires pour pouvoir conserver son exploitation.
Devant l’urgence de la situation et le maintien de son travail, Lurzaindia a émis un avis favorable pour la soutenir et utiliser l’épargne populaire en vue d’un un achat collectif de cette ferme.


Pour Anne, "l’action de Lurzaindia et la mobilisation des épargnants est importante pour garder une vie rurale qui est en train de disparaître. Elle permet de soutenir la terre, l’espace de vie, l’outil de travail, de maintenir le paysage et de produire des produits de qualité."

 

Ensemble sauvegardons l’usage agricole des terres et le travail de nos paysans !

Je soutiens Anne, je souscris !

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« Notre ferme familiale de St Etienne de Baigorry était, du temps de mon grand-père, en polyculture avec une activité vigne. Dès mon plus jeune âge, il a su me transmettre sa passion pour la viticulture, que j’ai transformée en apprentissage avec l’obtention d’un BTSA Viticulture-Œnologie et en pratique en rentrant dès mes 20 ans dans la cave coopérative d’Irouléguy. Je partageais alors mon temps entre ma passion du vin et notre exploitation basée principalement sur de l’élevage.

En 1995, mon amour de la viticulture a pris de nouveau le dessus et j’ai répondu à un appel à candidature du projet MENTA où je me suis associé à 4 autres vignerons pour conserver 11 ha de terre en activité viticole. Le GFA* est rentré en jeu car le problème du foncier était déjà fort. Nous étions aux prémices de son action et il a fallu d’autant plus expliquer ce qu’était le GFA, notre projet pour mener à bien cette campagne. Grâce à cette aide et au dynamisme des membres du GFA, nous avons pu finaliser l’achat et répartir entre nous les parcelles.

Aujourd’hui, j’exploite 5ha de vigne et le reste de la propriété en prairie. L’avenir pour moi, je le vois dans la transmission, dans la relève pour améliorer les moyens de production, le rendement et le traitement du bio ; tout en conservant une petite parcelle pour vieillir avec ma passion.

Je conseille de faire appel à Lurzaindia car cela permet de sauver des exploitations et nous aide à travailler ensemble. »

 

JM Crouspeyre

« Pour vivre notre passion, Lurzaindia nous aide à faire face au problème du foncier. »

 

Où peut-on retrouver les produits de Jean Marie ?

  • Tous les produits sont disponibles à la cave Irouléguy

 

 

 *Lurzaindia est issu de la transformation du GFAM Lurra en 2013

 

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Nous sommes ici à Arcangues pour dénoncer une nouvelle vente spéculative qui montre en outre l'indécence des puissants.

En effet, Franck Riboud, président de la firme Danone, qui possède déjà une propriété ici même avec près de 6 hectares (60 000 m2) de foncier attenant, est en train d'acquérir la propriété voisine d'Alain Prost, elle aussi forte de 5,7 hectares de foncier, pour la modique somme de 3 580 000 euros.

Dans une zone où il y a une forte tension sur le foncier, où les pouvoirs publics disent vouloir lutter contre le mitage et demandent des efforts (justifiés) de densité, les fortunés continuent à prendre leurs aises. Franck Riboud s'offre le quartier, accaparant à lui seul 11 hectares (110 000 m2) de foncier pour son agrément.

Si chaque propriété doit se négocier avec 5 hectares de foncier, combien de temps reste-t-il avant que la zone cotière soit colonisée par les leaders du CAC40, les stars du show bizz ou les sportifs de renom, ne laissant plus de place aux familles et aux travailleurs voulant se loger dans ces zones et portant le coup fatal à l'agriculture périurbaine ?
Si le foncier de ces deux propriétés a perdu sa vocation agricole depuis des années, ce genre de transaction donne le ton de ce qui se fait et incite les futurs acquéreurs, issus des mêmes sphères, à n'en vouloir pas moins. Nous constatons ces dernières années que les surfaces acquises en même temps que les propriétés bâties sont toujours plus grandes, ponctionnant à chaque fois le potentiel agricole.
La pression est grande sur les terres agricoles qui subsistent encore à Arcangues et dans les environs (à noter que le « jardin » de Franck Riboud est plus grand que les prairies contiguës qui servent encore à l'agriculture). Une fois acquise par ces acheteurs fortunés, ces dizaines d'hectares perdent à jamais leur fonction cultivable.

Par ailleurs, cette vente se fait (comme la plupart de celles que l'on voit passer dans cette zone) à un prix inacceptablement élevé et alimentant la folie spéculative en vigueur dans ces secteurs.

Et cette aise est d'autant plus révoltante que l'acquéreur qui aligne ici 3,5 M€ n'est autre qu'un saigneur de paysans. Danone affiche des bénéfices records alors que le secteur laitier subit une des pires crises de son histoire, avec des cessations d'activité à tour de bras.
Le prix du lait est actuellement payé 320€/1000 L alors que les coûts de production avoisinnent 400 €/1000L : pour chaque litre produit, les producteurs perdent de l'argent tandis que le patron de la laiterie en profite pour faire exploser son profit. En 2016, 41 % des producteurs de lait ont dégagé un revenu négatif tandis que Danone a fait un bénéfice de 1,9 Mds d'euros, et le bénéfice attendu pour 2017 sera supérieur d'après les informations données par l'entreprise.
Le 22 juin dernier, le président de la Caisse centrale de la MSA annonçait qu'en 2016, 50% des agriculteurs avaient touché moins de 350€/mois, sans doute ce que les dirigeants de Danone gagnent en moins d'une journée. Un producteur ayant ce revenu devrait travailler 850 années pour se payer cette seconde propriété du président de Danone. Comment ne pas être révolté devant de tels énoncés ?

Il y a encore quelques années, les fermes laitières étaient présentes sur cette zone d'Arbonne, Arcangues, Bassussarry... C'est justement la mondialisation de la production (et ses crises à répétition) orchestrée, entre autres, par les grands groupes laitiers comme Danone, ainsi que la forte pression foncière qui sont venues à bout de ce tissu paysan sur ce secteur. On compte moins de 700 exploitations laitières en Pyrénées Atlantiques aujourd'hui (1100 ont disparu depuis 2000).

Nous refusons qu'on vole notre revenu et qu'on s'accapare notre foncier. Nous nous interrogeons sur le silence des uns et des autres devant de tels faits.

Les Etats généraux de l'Alimentation qu'Emmanuel Macron engage ce jour devront rééquilibrer les rapports de force entre les producteurs et ceux qui leur achètent leurs produits de façon à ce que les premiers soient payés au moins au niveau de leurs coûts de production.


La volonté politique et les outils législatifs sont également indispensables et urgents pour lutter contre la disparition du foncier agricole. Il faut notamment :

  • mettre en place des Zones agricoles Protégées, outil à disposition des élus dans l'élaboration des documents d'urbanisme,
  • renforcer le droit de préemption partielle de la Safer pour agir sur les ventes qui soustraient à jamais le foncier de sa vocation agricole,
  • appliquer à son maximum (60%) la taxe sur les résidences secondaires sur toutes les communes des zones tendues (et mener un travail législatif pour que cette taxe soit généralisée à tout le territoire).

 

Contact :
Marie-Claire Leurgorry, membre de la commission foncier d'ELB : 06-72-47-27-09 / 05-59-28-54-45
Dominique Amestoy, président de Lurzaindia : 06-84-32-81-92
Andde Dubois, producteur laitier à Mendionde : 06-70-28-06-41

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