Préservons la terre nourricière !

Nous entendons les arguments sur la difficulté des habitants à se loger et pensons que c'est un domaine dans lequel les pouvoirs publics et collectivités devraient agir davantage, notamment en proposant des solutions qui ne conduisent pas systématiquement à une importante artificialisation ; le nombre de logements vides toute l'année, ou celui des résidences secondaires pour une autre partie ont leur part de responsabilité... L'attrait du Pays Basque quant à lui entretient une spéculation sur les prix des maisons et du foncier.
Ces phénomènes ont aussi des conséquences sur le foncier agricole en terme de prix , les propriétaires foncier qui ne vivent pas de l'agriculture voulant "faire de l'argent " avec le foncier agricole en poussant pour le rendre constructible, de même qu'un certain nombre d'élus qui cèdent à la pression de la demande pour du terrain constructible, et les agences immobilières qui entretiennent le phénomène, le nourrissent, et reposent leurs activités et croissance sur la poursuite du phénomène....Les PLU qui affichent une volonté prioritaire de préservation de la terre sont rares , c'est un fait !


Nous sommes dans un cercle vicieux qui n'est pas durable à moyen terme, car il conduit à la disparition de certaines zones agricoles, ayant généralement une bonne valeur agronomique.
 
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En tant que paysans, et citoyens soucieux de la préservation de la terre nourricière, nous agissons (avec les moyens que l'on a) pour dénoncer l'artificialisation éfreinée du foncier agricole, en particulier sur le “sacrifice” des terres agricoles en milieu péri urbain.
 
Se loger est un droit, et nous devrions même dire se loger décemment. Que les gens qui souhaitent vivre et travailler au Pays Basque puissent y loger correctement est notre souhait. Cependant, au risque de ne pas plaire, nous rajouterons que la poursuite de la croissance de la maison “individuelle” avec son terrain attenant “individuel” reposant sur l'artificialisation de la terre agricole n'est pas un droit, ni une méthode dont nous encourageons le développement systématique, car très consommateur de foncier.

Une société qui répond à un problème (celui du logement) en dépouillant la terre agricole, ressource fondamentale non renouvelable si elle est bétonnée est elle une société durable ?

Notre société n'a t-elle pas la capacité de penser autrement et de façon plus durable l'aménagement de son territoire tout en répondant à la question de l'alimentation locale et du logement ? ...
L'épidémie de Coronavirus a bouleversé certains repères sociaux, économiques, tout en nous ouvrant les yeux sur l'importance de relocaliser notre alimentation. Pour y parvenir la préservation de la terre nourricière est un enjeu majeur ! Par son action concrète, LURZAINDIA y contribue.

En 2020, Lurzaindia espère concrétiser deux installations l'une à URT sur des terres qui appartiennent depuis de nombreuses années à LURZAINDIA:Il y a 40 ans le GFAM Lurra (devenu LURZAINDIA) achetait des terres à Urt (9ha SAU) participant à l’installation de Bittor Manrique en maraichage. Cette ferme est la première à avoir été certifiée « Agriculture Biologique » :
 
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Quand Bittor a pris sa retraite (en 2012), Lurzaindia n’a pas pu installer immédiatement un nouveau fermier sur les terres faute de pouvoir construire les bâtiments nécessaires à la production (serres et stockage). Le nouveau PLU permettant désormais les constructions agricoles, il est aujourd’hui possible d’envisager l’installation d’un maraicher. Lurzaindia engage donc les travaux et aménagements adéquats.

Lurzaindia espère aussi l’aboutissement d’un projet d'acquisition de 6ha sur sur Saint Jean de Luz sur lequel elle se mobilise actuellement pour concrétiser également une nouvelle installation. L'acquisition de terres sur la côte basque marquera ainsi notre volonté d'agir sur une zone du territoire où l'agriculture est fragilisée mais qui mérite d'être investie par l'activité agricole.
Bonjour,
 
grâce à tous ceux d’entre vous qui utilisent l’eusko et nous ont parrainé comme association recevant le 3% Eusko, nous venons de recevoir un don de 563 euros (en eusko) de la part d’Euskal Moneta.

> C’est simple, chaque personne qui adhère à l’Eusko et choisit de nous parrainer génère pour nous un don de 3% de touts ses achats en eusko !
 
 
L’Eusko vient ainsi de distribuer plus de 29 000 eusko à 50 associations, contre 18 900 eusko l’an dernier. De plus en plus de gens utilisent l’eusko, donc les dons générés sont de plus en plus importants !
 
Vous aussi participez, c’est très simple :
 
Ouvrez un compte eusko ici, ça ne coûte que 12€/an, et il n’y a aucun frais supplémentaire : http://www.euskalmoneta.org/ouverture-de-compte.php
Dans le formulaire d’inscription, mettez le nom de notre association dans la case «Association parrainée »
Pour savoir ensuite où utiliser vos eusko, téléchargez l’annuaire Eusko recensant les commerces près de chez vous ou de votre travail : http://www.euskalmoneta.org/annuaires/
 
 
Quand vous aurez ouvert votre compte eusko, vous pourrez voir à tout moment le montant du don que vous avez généré pour nous depuis le 1er juillet (le calcul du don se fait sur une année pleine du 1er juillet d’une année au 30 juin de l’année suivante).
 
 
Pour plus d’infos : Euskal Moneta, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 05 33 47 54 11.
 
Et si vous voulez en savoir plus sur ce que fait l’Eusko pour défendre l’Environnement, l’emploi local, l’agriculture paysanne, le commerce de proximité et la langue basque, rendez-vous ici : http://www.euskalmoneta.org/7-bonnes-raisons/
 
On compte sur vous, milesker eta laster arte !
 
 

Lurzaindia se réjouit de la décision du gouvernement qui abandonne le projet d'aéroport de Notre dame des Landes. Ainsi, près de 1600 ha de terres agricoles vont garder leur fonction normale nourricière pour les animaux et les hommes qui y vivent.

C'est avec le même esprit que Lurzaindia que se sont battus les zadistes, à savoir « contre un projet inutile qui maltraite la terre ».

Au Pays Basque, en cette période où les terres agricoles fondent comme le sel dans l'eau la lutte de NDDL nous montre à quel point le rassemblement de forces vives peut conduire à des victoires. Un bel exemple qu'ils nous laissent...

 

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Communiqué de presse :

Le PLU de Cambo sera soumis au vote de la session des conseillers communautaires de ce jour. Encore une fois, des hectares de foncier agricole vont perdre définitivement leur vocation nourricière : 11 ha de terres agricoles de haute valeur agronomique actuellement exploitées vont devenir urbanisables tandis qu'aucune nouvelle terre n'est offerte à l'activité agricole. Le solde favorable au passage en zone Agricole ou Naturelle est un artifice venant du fait que les parcelles ainsi classées sont soit une addition de petites parcelles qui ne permettent pas d'activité agricole, soit des terrains attenants à du bâti, soit des zones agricoles qui n'ont jamais perdu leur vocation agricole et dont on régularise le classement.
Le constat est toujours le même : ON NE GAGNE JAMAIS DE SURFACE AGRICOLE DANS UN PLU !!

Une partie de ce foncier agricole se trouve à l'entrée de Cambo avant le centre de soin MARIENA, un site remarquable, d'un intérêt agricole mais aussi paysager. Le rendre constructible changera profondément la physionomie de la commune.
L'argument de la création de zone artisanale ne manquera pas d'être avancé pour justifier la pertinence du projet. Les élus ne sont ils pas sensés dépasser le strict périmètre de la commune dans leur réflexion/planification sur les zones d'activité (dont de nombreuses ne sont pas remplies) ? N'y aurait-il pas de zones moins impactantes sur le plan paysager ?
Et pourquoi oublie t-on toujours que l'activité agricole est une activité économique elle aussi, qui a besoin de surfaces pour perdurer, et qui est une importante valeur ajoutée pour le territoire ? L'agriculture périurbaine durement mise à mal a besoin d'être soutenue et pas davantage fragilisée !


Par ailleurs, s'agissant des éventuels besoins en logements, rappelons qu'à Cambo, aux côtés des 2747 résidences principales, il y a 1009 logements secondaires, occasionnels ou vacants, soit 27 % du parc immobilier !!


Les élus déclarent régulièrement être sensibles à la préservation de la terre agricole, vouloir des zones de production alimentaires au plus près des villes pour alimenter la consommation de proximité et de qualité, etc. Quand joindra-t-on enfin les actes au discours ? Quand aura-t-on une vision à long terme de ce qui est bon globalement pour le territoire ?


Nous demandons aux élus de ne votez pas le projet de Cambo en l'état, les conséquences à long terme sont trop importantes!
Un moratoire sur les PLU s'impose, le temps d'une réflexion globale sur la place et la défense du foncier agricole.

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Résultat du vote : 108 élus pour, 48 contre et 40 abstentions. C'est la première fois qu'une délibération n'est pas adoptée à la quasi unanimité,et qu'un nombre d'élus non négligeable ne l'ont pas validée ! Plusieurs élus ont d'ailleurs exprimé leur inquiétude vis à vis du devenir du foncier agricole, et le rôle que l'AGGLO PB peut jouer dans la mesure où elle a pris la compétence agricole.

LURZAINDIA aujourd'hui c'est

  • 461 Ha de terre agricole
  • 25 exploitations 
  • 32 fermiers
  • 3549 souscripteurs

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