Préservons la terre nourricière !

 

arrangoitze

Nous sommes ici à Arcangues pour dénoncer une nouvelle vente spéculative qui montre en outre l'indécence des puissants.

En effet, Franck Riboud, président de la firme Danone, qui possède déjà une propriété ici même avec près de 6 hectares (60 000 m2) de foncier attenant, est en train d'acquérir la propriété voisine d'Alain Prost, elle aussi forte de 5,7 hectares de foncier, pour la modique somme de 3 580 000 euros.

Dans une zone où il y a une forte tension sur le foncier, où les pouvoirs publics disent vouloir lutter contre le mitage et demandent des efforts (justifiés) de densité, les fortunés continuent à prendre leurs aises. Franck Riboud s'offre le quartier, accaparant à lui seul 11 hectares (110 000 m2) de foncier pour son agrément.

Si chaque propriété doit se négocier avec 5 hectares de foncier, combien de temps reste-t-il avant que la zone cotière soit colonisée par les leaders du CAC40, les stars du show bizz ou les sportifs de renom, ne laissant plus de place aux familles et aux travailleurs voulant se loger dans ces zones et portant le coup fatal à l'agriculture périurbaine ?
Si le foncier de ces deux propriétés a perdu sa vocation agricole depuis des années, ce genre de transaction donne le ton de ce qui se fait et incite les futurs acquéreurs, issus des mêmes sphères, à n'en vouloir pas moins. Nous constatons ces dernières années que les surfaces acquises en même temps que les propriétés bâties sont toujours plus grandes, ponctionnant à chaque fois le potentiel agricole.
La pression est grande sur les terres agricoles qui subsistent encore à Arcangues et dans les environs (à noter que le « jardin » de Franck Riboud est plus grand que les prairies contiguës qui servent encore à l'agriculture). Une fois acquise par ces acheteurs fortunés, ces dizaines d'hectares perdent à jamais leur fonction cultivable.

Par ailleurs, cette vente se fait (comme la plupart de celles que l'on voit passer dans cette zone) à un prix inacceptablement élevé et alimentant la folie spéculative en vigueur dans ces secteurs.

Et cette aise est d'autant plus révoltante que l'acquéreur qui aligne ici 3,5 M€ n'est autre qu'un saigneur de paysans. Danone affiche des bénéfices records alors que le secteur laitier subit une des pires crises de son histoire, avec des cessations d'activité à tour de bras.
Le prix du lait est actuellement payé 320€/1000 L alors que les coûts de production avoisinnent 400 €/1000L : pour chaque litre produit, les producteurs perdent de l'argent tandis que le patron de la laiterie en profite pour faire exploser son profit. En 2016, 41 % des producteurs de lait ont dégagé un revenu négatif tandis que Danone a fait un bénéfice de 1,9 Mds d'euros, et le bénéfice attendu pour 2017 sera supérieur d'après les informations données par l'entreprise.
Le 22 juin dernier, le président de la Caisse centrale de la MSA annonçait qu'en 2016, 50% des agriculteurs avaient touché moins de 350€/mois, sans doute ce que les dirigeants de Danone gagnent en moins d'une journée. Un producteur ayant ce revenu devrait travailler 850 années pour se payer cette seconde propriété du président de Danone. Comment ne pas être révolté devant de tels énoncés ?

Il y a encore quelques années, les fermes laitières étaient présentes sur cette zone d'Arbonne, Arcangues, Bassussarry... C'est justement la mondialisation de la production (et ses crises à répétition) orchestrée, entre autres, par les grands groupes laitiers comme Danone, ainsi que la forte pression foncière qui sont venues à bout de ce tissu paysan sur ce secteur. On compte moins de 700 exploitations laitières en Pyrénées Atlantiques aujourd'hui (1100 ont disparu depuis 2000).

Nous refusons qu'on vole notre revenu et qu'on s'accapare notre foncier. Nous nous interrogeons sur le silence des uns et des autres devant de tels faits.

Les Etats généraux de l'Alimentation qu'Emmanuel Macron engage ce jour devront rééquilibrer les rapports de force entre les producteurs et ceux qui leur achètent leurs produits de façon à ce que les premiers soient payés au moins au niveau de leurs coûts de production.


La volonté politique et les outils législatifs sont également indispensables et urgents pour lutter contre la disparition du foncier agricole. Il faut notamment :

  • mettre en place des Zones agricoles Protégées, outil à disposition des élus dans l'élaboration des documents d'urbanisme,
  • renforcer le droit de préemption partielle de la Safer pour agir sur les ventes qui soustraient à jamais le foncier de sa vocation agricole,
  • appliquer à son maximum (60%) la taxe sur les résidences secondaires sur toutes les communes des zones tendues (et mener un travail législatif pour que cette taxe soit généralisée à tout le territoire).

 

Contact :
Marie-Claire Leurgorry, membre de la commission foncier d'ELB : 06-72-47-27-09 / 05-59-28-54-45
Dominique Amestoy, président de Lurzaindia : 06-84-32-81-92
Andde Dubois, producteur laitier à Mendionde : 06-70-28-06-41


« J’ai connu le GFAM Lurra* bien avant mon installation. C’était lors de ma participation à la Fête de la Terre de 1989, durant mes années de formation en BTS Agricole. A ce moment-là, je me suis dit : si le GFAM existe, je pourrais moi aussi m’installer un jour ! Et c’est 10 ans après, ayant trouvé la ferme idéale sur la commune de Lohitzun, que j’ai contacté le GFAM.

L’aide apportée m’a été indispensable, parce que sans elle je n’aurais jamais eu le financement suffisant pour acquérir les 10 ha de terre. Mais c’est surtout la démarche d’achat collectif de terre qui est en totale concordance avec ma volonté de ne pas être propriétaire. Je suis une fermière du collectif, et je garde en tête que nous ne sommes ici que de passage.

Installée dans la ferme Pedronia en Agriculture Biologique dès le début, j’effectue la traite à la main de mes chèvres Pyrénéennes ainsi que de mes vaches – Brune des Alpes – puis transforme le lait en fromage. J’aime réunir une diversité d’espèces ; chèvres, vaches, poules, cochons, chiens et jument dans une complémentarité, comme par exemple leur manière de brouter. Impliquée dans le faire ensemble, je cherche à présent quelqu’un ou quelqu’une qui s’installerait avec moi dans une activité complémentaire tel que boulange, apiculture, ... pour continuer d’apprendre et de construire ensemble. »

 

PEDRONIA ext 9

« Si le GFAM Lurra existe, je pouvais moi aussi m’installer un jour ! »

 

 IMG 1837PEDRONIA ext 1 2

 

 

Où peut-on retrouver les produits d’Anita ?Fabrication fromage 2

Fromages AB

Vente locale jusqu’à Hasparren ; marché de Saint Palais et AMAP de Saint Palais, Mauléon, Sauveterre et Salies de Béarn.

Sessions vivre à la ferme et ateliers découvertes sur :

www.orhantza.fr

 

 

 

 *Lurzaindia est issu de la transformation du GFAM Lurra en 2013

Lurzaindia a demandé aux candidats à la députation de se prononcer sur ce que seront leurs actions, une fois élu (e) concernant le foncier agricole

Réponses recues:

 

Arratsalde on,

 Les SCOTs ou Schéma de COhérence Territoriale sont des documents d'urbanisme déterminants concernant la destination du foncier.

 Les PLU doivent obligatoirement s'y intégrer. A ce titre, l'élaboration du nouveau SCOT (Schéma de COhésion Territoriale) Pays Basque  pour 2020, sera un rendez-vous majeur pour définir la destination du foncier dans notre territoire. Je suivrai de près l'élaboration de ce schéma.

De façon générale, En tant que député, j'agirai pour que le maintien des terrains agricoles soient inclus dans les objectifs et les règles définissant les SCOTs au niveau de l'Etat français.

 Bonne fin de journée

 

Laurent MARLIN
Candidat Eaj-Pnb 5e circonscription

_____________________

Bonjour,
 
Je vous prie de bien vouloir trouver ci-après notre réponse à votre question, au nom des candidat-e-s des 3 circonscriptions, à savoir, Véronique Zénoni (suppléante Alice Leiciagueçahar), Thibault Pathias (suppléante Marie Ange Thébaud), et moi-même (suppléant David Desmartis):
 
De façon claire et constante, Europe Ecologie les Verts soutient l'agriculture paysanne, la seule qui peut nous nourrir tout en respectant le vivant.
 
Actuellement, force est de constater la faible efficacité de l'ensemble des législations : l'artificialisation continue, le prix des terres agricoles augmente, l'accès au foncier pour de nouveaux agriculteurs est quasi impossible, et un phénomène d'accaparement des terres s'installe dans tous les pays de l'Union européenne.

La préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers doit constituer un impératif national, avec :

  • une grande loi foncière pour ne pas laisser faire la loi du marché ;
  • un renforcement des objectifs de protection et de gestion de l'environnement et des paysages au sein des espaces agricoles et ruraux ;
  • l'introduction d'une taxe sur l'urbanisation des terres agricoles.
Nous nous y emploierons avec conviction une fois élu-e-s.
 
Bien cordialement

Sophie BUSSIERE

Secrétaire départementale Europe Ecologie Les Verts Pays Basque

06 18 15 14 51

____________________

 

 

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photoslurzaindia2bis« En grandissant dans notre ferme familiale de Lacarry-Arhan, j’ai été sensibilisée dès mon plus jeune âge au milieu agricole. J’ai commencé par travailler pour IDOKI (l’association des producteurs fermiers) et me suis rapidement impliquée dans le GFAM Lurra*. En effet, très inquiète pour l’avenir de nos terres agricoles en Pays Basque et voyant disparaitre petit à petit les agriculteurs dont certains étaient des voisins, j’ai décidé à l’époque d’agir et de participer à l’élan collectif du GFAM. Depuis, je ne l’ai jamais quitté.

C’est en 1995, que je prends la suite de ma mère et m’installe seule sur la petite ferme familiale. En pente, elle dispose de 17 ha de prairies (dont 8 ha en location)  et 5 ha de fougeraies sur lesquels broutent mes 28 blondes d’Aquitaine qui transhument en été. J’ai fait le choix d’y conserver le travail de manière traditionnelle avec tout de même un ajout : la vente directe.

Je ne pensais pas un jour avoir besoin d’aide à mon tour, mais en 2012 les 8 ha de terres en location ont été mis en vente par les héritiers du propriétaire. Face à une situation financière qui ne m’en permettait pas l’achat sans mettre la totalité de ma ferme en difficulté, j’ai fait appel au GFAM qui m’a apporté son soutien et permis le maintien de mon activité sur la totalité des terres.

Aujourd’hui, je reste très contente de l’aide reçue et d’être une fermière Lurzaindia. Je suis dans un objectif de consolidation ; en continuant d’apporter mon aide à Lurzaindia, où je suis membre d’ERNE au titre de la fédération Arrapitz, et en conservant ma ferme comme un outil de travail pour que plus tard un autre fermier vienne faire perdurer l’activité ou en débuter une autre. »

 

*Lurzaindia est issu de la transformation du GFAM Lurra en 2013

 photoslurzaindia1

photoslurzaindia3bis

« Lurzaindia : une démarche indispensable si on veut des paysans ici »

 

Où peut-on retrouver les produits de Marie-Claire ?

Viande de vache et de veau, labellisée IDOKI.

En direct :

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

05.59.28.54.45

Livraison secteur Pau, Bayonne et expédition vers Bordeaux, Paris.

 

La plupart des organisations paysannes du Pays Basque sont aujourd'hui présentes pour sonner l'alarme sur la situation du foncier agricole en Pays Basque nord. L'artificialisation et la spéculation s'intensifient, une prise de conscience large est urgente : l'activité agricole est en danger de disparition sur la côte basque, elle est fortement impactée sur les zones intermédiaires et les conséquences de cette problématique touchent également le Pays Basque intérieur.
Il est temps de prendre ce problème à bras de le corps, avec une réflexion globale sur le type d'agriculture et d'alimentation que nous voulons pour le territoire et les décisions que cela impliquent dans l'organisation de l'espace.

LUR1

 

L'urgence de la situation
Nous menons le combat pour la préservation des terres agricoles depuis longtemps. Mais nous constatons actuellement une multiplication des cas où le foncier agricole est mis à mal, tant de la part de collectivités publiques que dans l'action privée.

L'un des derniers cas en date est celui de l'achat de cette parcelle à Urrugne de 3,24ha à 1 M€ par l'excommunauté d'agglo sud Pays Basque (fin décembre dernier). Ce terrain doit servir à agrandir la zone d'activité de Berroueta.

Encore une fois la facilité est privilégiée à la réflexion de fond :

  • facilité à se servir sur des parcelles d'activité agricole que l'on déclasse, en considérant ce foncier comme du libre service que l'on peut sacrifier pour tout projet de construction ou d'aménagement,
  • facilité à engloutir 1 M€ d'argent public ; la dernière acquisition de foncier par la communauté d'agglo Sud Pays Basque pour une zone d'activité s'est faite à 10€/m2 en 2013 à St-Pée-sur-Nivelle, contre 30€/m2 ici !!
  • absence de réflexion globale : une rapide enquête nous a permis de mettre en lumière que la zone actuelle de Berroueta n'est pas remplie, qu'il y a aussi de la place sur la zone des Joncaux à Hendaye, sans compter les locaux professionnels que l'on peut avoir hors des zones d'activité (en centre-ville par exemple), ou encore le recours aux friches industrielles. Ce simple travail de recensement n'a pas été mené par la communauté d'agglo, de plus aucune justification n'est avancée pour l'acquisition de ces terrains (comme des demandes ou des projets économiques identifiés).

Chaque jour l'outil de travail des paysans est un peu plus englouti par la ville. Quand il ne s'agit pas de terres prises pour les activités économiques, c'est la vocation nourricière qui est perdue avec du foncier qui devient objet d'agrément pour des propriétaires aisés.
A ce titre, nous constatons un développement important de l'action des agences immobilières qui investissent le champ du foncier agricole pour des propriétaires non paysans cherchant des résidences avec du terrain. Ce phénomène marchandise encore davantage notre outil de travail, ici comme sur l'ensembel du Pays Basque nord.
On note aussi de nombreuses transactions émanant de vendeurs ayant hérité du foncier de leurs parents paysans : une descendance qui n'a plus aucun lien à la terre et à sa fonction agricole, et qui considère les biens qu'on lui a donnés comme un capital à vendre au plus offrant.

Aujourd'hui la pérennité de l'agriculture est en jeu dans des zones comme celle où nous nous trouvons. L'activité agricole est de plus en plus repoussée vers la montagne ou la corniche. Ce sont des zones protégées qui échappent au bétonnage. Mais ces surfaces n'ont pas la même valeur agronomique que des terres plates et limoneuses. Dans des zones comme ici, les sollicitations des agences et des promoteurs immobiliers sont incessantes à l'égard des derniers paysans, pour leur prendre à prix d'or des espaces à bétonner. Face à tant de pressions de toute part, l'agriculture périurbaine est clairement menacée de disparition.


Que faire ?
Nous ne voulons pas être mis en opposition avec les autres acteurs économiques du territoire. Il ne faut pas
nous opposer l'emploi contre la terre ! L'agriculture est une activité économique à part entière, elle maintient et crée des emplois durables et non délocalisables. Doit-on aussi rappeler le rôle indispensable que joue l'agriculture paysanne dans l'attractivité de notre territoire ? La préservation des paysages, les filières de
qualité, les campagnes vivantes, sont des atouts de premier plan pour d'autres activités économiques
(tourisme, agro-alimentaire, productions de biens et de services).

De plus en plus d'élus disent défendre l'agriculture de proximité, de qualité, la consommation locale. Comment nourrir la population, alimenter les marchés et magasins de producteurs, si nous n'avons plus de
terres ?

Nous demandons :

  • que dans les documents d'urbanisme (PLU, PLUi, SCOT, etc), plus aucune terre agricole ne soit classée constructible. A plusieurs reprises, des élus ou des acteurs du foncier comme l'EPFL ont affirmé que les zones aujourd'hui classées urbanisables peuvent contenir les besoins de construction des 30 prochaines années. Rien ne justifie donc que le moindre mètre carré agricole perde sa vocation nourricière.
  • que lors des réflexions urbanistiques, les collectivités exposent la vision qu'ils ont pour l'agriculture du territoire à court, moyen et long terme. Cette discussion doit être menée avec les acteurs locaux.
  • que les services des Domaines évaluent le foncier agricole en fonction de la valeur économique générée par l'activité agricole, d'où la nécessité de tenir compte de ses caractéristiques topographies et agronomiques et non de se baser sur un système abstrait de moyenne de prix de vente comme c'est le cas aujourd'hui.
  • que l'agriculture paysanne soit considérée comme un secteur économique stratégique dont le maintien en zone périurbaine est indispensable, dont la vocation nourricière est primordiale pour l'alimentation de proximité, dont les atouts impactent positivement sur d'autres secteurs du territoire.


La nécessité d'agir ensemble


La préservation du foncier agricole nécessite une prise de conscience et une action collectives. LUR2Nos structures combattent l'artificialisation et la spéculation depuis de nombreuses années. Nous avons le souhait de travailler de concert avec les décideurs politiques pour que l'on passe des discours aux actes.

Suite à l'achat de cette parcelle par la Communauté d'agglo Sud Pays Basque, une réunion a eu lieu entre une délégation d'ELB et Lurzaindia et Peyuco Duhart, ancien président de la Communauté d'agglo et actuel viceprésident de la Communauté Pays Basque. Ce dernier s'est engagé à lancer un travail sur le foncier agricole au sein de la nouvelle institution, par exemple sous la forme d'une cellule de travail permanente. Ce groupe de travail pourrait être composé des différents acteurs agricole, fonciers et institutionnels : élus, syndicats agricoles, Safer, EPFL, EHLG, Chambre d'agriculture, Lurzaindia, InterAmap, les services de l'Etat concernés par le foncier, notamment le service des Domaines chargés de l’évaluation du foncier agricole, etc.

Nous réclamons la mise en place urgente de cette instance pour concrétiser rapidement des actions de défense du foncier agricole.

 

 

 

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